Repérage amiante et HAP dans les enrobés

Ginger CEBTP et l’amiante dans le domaine routier

Du fait de sa proximité avec les gestionnaires publics et privés des réseaux routiers (dans le cadre des missions d’études, de contrôle et de diagnostic) et du fait de sa politique de veille règlementaire, Ginger CEBTP s’est investi dans une démarche QSE très tôt (dès début 2011), au niveau de l’amiante dans les revêtements routiers.

Grâce à cette démarche, Ginger CEBTP a pu répondre aux nouvelles exigences réglementaires souvent subies par les gestionnaires de réseaux.

Moyens matériels et humains :

Plus de 50 ateliers de carottages sont disponibles au niveau national, avec un effectif d’une centaine d’opérateurs de chantiers et d’encadrants.

L’amiante dans les enrobés routiers

L’amiante volontairement ajoutée dans les enrobés :

Jusqu’au début des années 90, l’amiante (majoritairement sous sa forme chrysotile) a été volontairement ajoutée, en faible quantité (jusqu’à 1% de la masse sèche), dans les enrobés routiers afin d’améliorer la résistance à la fatigue des couches de roulement. C’est cette pratique qui a conduit à la publication d’une circulaire ministérielle en mai 2013 sur la gestion de la problématique amiante dans les enrobés routiers.

L’amiante naturellement présente dans les granulats :

Les analyses ont depuis démontré que les enrobés routiers pouvaient aussi contenir de l’amiante naturellement présente dans les granulats composant l’enrobé. En effet, l’enrobé routier est un matériau composite constitué de granulats et de sable dans un liant bitumineux. Ce granulat, s’il est issu de certaines carrières de régions amiantifères, peut contenir des minéraux fibreux de la famille des amiantes, en général dans la série trémolite-actinolite.

Description de la méthodologie des prélèvements

Carottage diagnostic amiante enrobés

Phase de carottages

L’intervention consiste à réaliser des carottages à l’eau, diamètre 50 mm, sur chaussée en enrobé.

Le but premier est de prélever un échantillon de matériau pour analyse en laboratoire pour la réalisation de l’essai de la norme NF X 43050 du programme Cofrac 144 Partie « Identification de l’amiante dans les matériaux ».

Préparation des échantillons

L’échantillon est conditionné dans un double ensachage conformément aux prescriptions des normes NF X 46-020 et NF X 46-023, puis acheminé vers le laboratoire accrédité Cofrac où chaque prélèvement fait l’objet d’une description.

Réalisation des analyses

Recherche qualitative de fibre d’amiante

L’analyse de recherche de fibres d’amiante sur carottes est réalisée selon les prescriptions de la norme NF X 43 050 du programme Cofrac 144.

Les outils d’analyse de l’amiante

La recherche des fibres d’amiante dans les matériaux solides s’effectue à l’aide d’un couple de techniques de microscopie optique (MOLP) et électronique (MET). La technique optique permet d’identifier notamment l’amiante dans des matériaux entièrement fibreux. Cette technique est complétée, pour les matériaux non fibreux, par une observation au MET qui permet un grossissement minimum de 10 000 mais également de faire des analyses sur les fibres (digrammes de diffraction, analyse chimique des éléments constituant les fibres).

Quantification des HAP

Si l’analyse amiante est négative, la connaissance de la teneur en HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques) d’un enrobé est nécessaire pour établir la possibilité de recyclage à chaud ou à froid des fraisâts. Elle doit donc être réalisée si une réutilisation ultérieure est envisagée.

Le laboratoire accrédité effectue les analyses suivant le référentiel de la norme EN 15527.