Le diagnostic de corrosion des armatures ne se limite pas à constater des désordres visibles en surface. Il vise à caractériser l’origine du phénomène, à identifier les zones atteintes, à distinguer les différents états électrochimiques des armatures et à estimer l’évolution de la pathologie. Le phénomène de corrosion peut être actif et déjà visible, « caché » (non visible mais à l’œuvre) ou latent, ce qui rend indispensable une approche méthodique associant observations sur site, mesures non destructives, investigations localisées et analyses en laboratoire. À partir de ces résultats, Ginger CEBTP élabore plusieurs scénarios d’intervention, depuis le suivi et l’entretien ciblé jusqu’aux travaux de réparation plus lourds, afin d’aider la maîtrise d’ouvrage à arbitrer selon ses contraintes techniques, budgétaires et patrimoniales.

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Diagnostiquer l’origine et l’étendue de la corrosion

La corrosion des armatures est un phénomène complexe et à la cinétique variable qui peut se développer sans manifestation immédiate en façade ou en parement. Le diagnostic pathologique permet d’en analyser les causes, d’en apprécier la gravité et d’identifier les secteurs les plus exposés. Cette phase est essentielle pour comprendre le comportement réel de l’ouvrage et anticiper son évolution. Elle permet également de distinguer les différents états électrochimiques des armatures — actif, caché, latent ou passif — afin d’orienter les décisions de maintenance et de réparation sur des bases techniques solides.

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Réaliser des investigations de terrain et des analyses en laboratoire

L’évaluation d’un ouvrage concerné par la corrosion des armatures repose sur une combinaison d’investigations sur site et d’analyses en laboratoire. Les interventions peuvent comprendre le relevé des désordres, la localisation des armatures, la mesure de l’enrobage, des dégagements ponctuels, des autopsies en zones sensibles ainsi que des mesures électrochimiques comme le potentiel de corrosion, la résistivité du béton ou la vitesse de corrosion des armatures. En complément, les prélèvements et analyses en laboratoire permettent d’étudier la profondeur de carbonatation, la teneur en ions chlorures, la porosité, la formulation du béton ou encore ses propriétés de durabilité. Cette approche croisée garantit une lecture fine de l’état de conservation de l’ouvrage.

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Définir une stratégie de maintenance durable

À l’issue du diagnostic, Ginger CEBTP établit un programme de maintenance adapté aux objectifs du maître d’ouvrage et à la durée de service visée pour la structure. Plusieurs scénarios techniques peuvent être proposés selon le niveau d’altération observé, les contraintes d’exploitation, les coûts et le niveau de performance attendu. Cette démarche s’appuie sur une expertise reconnue dans le domaine, portée notamment par l’implication de Ginger CEBTP dans les instances de référence du secteur et par les certifications spécifiques de ses collaborateurs comme par exemple en Protection Cathodique - Secteur Béton. L’enjeu est de sécuriser les ouvrages, de hiérarchiser les interventions et de pérenniser le patrimoine bâti dans le temps.

_Diagnostic pathologie et structure du viaduc du pont Salomon

Mission de diagnostic du viaduc de Pont-Salomon (43) pour la Direction Interdépartementale des Routes Massif Central (DIRMC). Découvrez notre équipe sur le terrain et les explications sur cette mission d’investigations sur la structure béton armé de l’ouvrage. Ce viaduc est un ouvrage en béton précontraint de la RN88, franchissant la vallée de La Semène, sur une brèche de 740 m de long. Au programme depuis une passerelle négative : des prélèvements de béton et des mesures sur les armatures en vue d’aider à la définition des travaux d’entretien spécialisés à prévoir.

L’expertise de Ginger CEBTP

Ginger CEBTP est un acteur majeur dans les métiers de Diagnostic de l’existant et de l’Ingénierie de la maintenance, par exemple en participant activement à différents groupes de travail visant à encadrer les pratiques :

  • Membre de la Commission Corrosion des Aciers dans les Bétons (C-CABs) du CEFRACOR,
  • Membre du bureau du Comité Sectoriel Génie Civil de la COFREND,
  • Membre du bureau de l’IMGC et membres de plusieurs délégations régionales de l’IMGC.

De plus, plusieurs collaborateurs Ginger CEBTP sont certifiés Protection Cathodique – Secteur Béton – Niveau 3 et Niveau 2 (norme NF EN ISO 15257 : 2017), ce qui est gage d’une reconnaissance de leur expertise technique.

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