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THEORIE SUR LE CONTRÔLE DE PIEU PAR
LES METHODES IMPULSIONNELLES
Résumé
La méthode impulsionnelle est utilisée depuis
de nombreuses années pour le contrôle des fondations
profondes. Le CEBTP a joué un rôle important
dans son développement depuis les années 1970,
et en particulier participé à lélaboration
des normes relatives à cette méthode. Il construit
et commercialise des appareils destinés à ce
type de contrôle. Le MIMP16 est le dernier né
de cette série : cest un appareil léger,
autonome (portable) et simple dutilisation. Le logiciel
de traitement associé intègre la méthode
du profil dimpédance qui est aujourdhui
la plus performante pour lanalyse de ce type dessai.
1 - INTRODUCTION
La méthode impulsionnelle utilise les propriétés
de propagation dune onde mécanique dans un milieu
cylindrique élancé. Elle consiste :
- à transmettre à la partie supérieure
de la fondation un choc mécanique à laide
dun marteau équipé dun capteur
de force (optionnel) en frappant sensiblement parallèlement
à laxe de la fondation ;
- à mesurer au moyen dun capteur de déplacement
(en général un géophone ou un accéléromètre)
placé également sur la partie supérieure
de la fondation lamplitude de londe mécanique
produite par le choc.
Lauscultation des fondations profondes permet ainsi
:
- de mesurer la longueur dune fondation ;
- de mesurer la raideur basse fréquence (relation
entre la force et le déplacement en tête de
pieu) ;
- de mesurer limpédance caractéristique
(évaluation du diamètre moyen) ;
- de détecter la présence de défauts
tels que bulbes, strictions, etc...).
Cette méthode fait lobjet des documents normatifs
suivants :
- norme NF P 94 160-2 Méthode par Réflexion
(pas de mesure de force) ;
- norme NF P 94 160 4 Méthode par Impédance
;
- norme ASTM D 5882-96 Test dintégrité
des pieux à bas niveau de contrainte.
En supposant que la célérité de londe
mécanique dans la fondation est connue, les méthodes
normalisées se proposent danalyser :
- soit la durée du parcours de londe longitudinale
réfléchie à partir du signal dans le
domaine temporel (méthode de réflexion), la
profondeur correspondant à lécho revenant
à linstant D t est alors donnée par
la formule ;

- soit lécart en fréquence entre deux
pics successifs de la courbe de mobilité
(ou plus simplement de la transformée de Fourier
de la vitesse si le capteur de force nest pas utilisé),
la profondeur correpondante étant donnée par
la relation

Le premier mode danalyse est appelé méthode
décho ou analyse temporelle, le second est appelé
analyse fréquentielle.
Depuis plusieurs années, le CEBTP a développé
une méthode danalyse plus fine basée sur
la connaissance à priori des caractéristiques
du sol : il sagit de la méthode du profil
dimpédance, qui permet d'étendre
le domaine d'utilisation de ce type de mesure et augmente
la fiabilité de linterprétation.
2 - BASES THEORIQUES
2.1 Hypothèses et notations
On étudie la propagation dune onde mécanique
dans un milieu cylindrique élancé. Les principales
hypothèses sont les suivantes :
- Comportement élastique du béton et du
sol
- Déformations planes
- Sol parfaitement couplé au béton (égalité
des déplacements)
- Longueurs dondes dans le pieu et dans le sol grandes
devant les dimensions transversales du pieu.
Les notations sont les suivantes :
,S
diamètre et section du pieu
b
module du béton
densité
du béton
vitesse
de propagation dans le béton 
densité
du sol
vitesse
de propagation dans le sol
profondeur
(z),
F(z) et V(z) déplacement, force et vitesse au cours
du temps à la profondeur 
2.2 Equation de
propagation
La dilatation au cours du temps de la tranche
est donnée par Le
contact entre le pieu et le sol est peut être représenté
en considérant d’une part un terme proportionnel au déplacement .(réaction
élastique) et d’autre part un terme proportionnel à
la vitesse
(amortissement).L’amortissement de propagation dû au béton
est négligé devant l’amortissement apporté
par le contact avec le sol (terme proportionnel à la
vitesse). On verra plus loi que cette approximation est d’autant
plus valable que le diamètre est petit. L’équation
de propagation s’écrit de la manière suivante:
La solution générale est obtenue par décomposition
harmonique et
la fonction x (z) s’écrit:(5)
Le premier terme correspond à une propagation vers le
haut (dans le sens des z décroissants) et le second à
une propagation vers le bas. Dans les deux cas, la vitesse de
propagation est
La vitesse et la
force sont données par l’expression suivante
(6) 
Les constantes
a et b sont déterminées par les conditions
initiales, par exemple V(0) et F(0), et, en substituant
dans l’équation (6), on obtient l’expression classique
des matrices de chaîne.
(8) 
Cette expression permet de caractériser
le transfert d’impédance entre la base et la tête
du pieu ; elle peut être étendue à
un système pieu/sol de caractéristiques
variables selon la profondeur en le décomposant
en un ensemble de tronçons de caractéristiques
constantes.
2.3 Définitions
La mobilité (ou admittance mécanique)
est le rapport, exprimé en fonction de la fréquence,
entre la force appliquée et la vitesse particulaire
en tête de fondation.

La mobilité caractéristique
est le rapport .
Son inverse, noté Zc, est l’impédance
caractéristique. Pour le pieu sans contact latéral
avec le sol, l’impédance caractéristique est
le produit .
Lorsque l’on prend en compte le contact latéral avec
le sol, l’impédance caractéristique tend asymptotiquement
vers cette même valeur ( lorsque
w ® ¥ ).La raideur basse fréquence
est la limite en basse fréquence du rapport entre
force et déplacement en tête de pieu. Si p
est la pente à l’origine de la courbe de mobilité,
on peut écrire La
réponse impulsionnelle est la transformée
de Fourier inverse de la mobilité. C’est la vitesse
qui serait mesurée en tête de pieu sous l’action
d’une force ‘impulsionnelle’ c’est à dire de durée
infiniment petite et d’amplitude unité. Dans la pratique,
la réponse impulsionnelle est calculée après
application d’un filtre passe bas. Comme
la mobilité, la réponse impulsionnelle ne
peut être déterminée que si on mesure
la force appliquée. Elle permet une comparaison directe
de chocs obtenus avec des amplitudes et des durées
différentes.Le coefficient de réflexion
est en tout point le rapport entre l’onde incidente et l’onde
réfléchie (vitesse incidente et vitesse réflechie),
il peut s’écrire :
(10) 
Le réflectogramme
est la transformée de Fourier inverse du coefficient
de réflexion auquel on applique un filtre passe bas.
Il traduit dans le domaine temporel les variations de section
du pieu ou de caractéristiques du sol que l’onde
mécanique va rencontrer au long de son parcours dans
la fondation. Par
analogie, on définit un coefficient de réflexion
‘relatif’ qui est obtenu en substituant dans cette dernière
expression la mobilité caratéristique Yc par
la mobilité ‘de référence, notée
Yr, calculée pour un pieu de diamètre constant
(égal au diamètre nominal mesuré en
tête) situé dans le sol dont on connaît
les caractéristiques. Le
réflectogramme ‘relatif’ est la transformée
de Fourier inverse du coefficient de réflexion ‘relatif’.Le
profil d’impédance fournit une indication
qualitative des variations de section en fonction de la
profondeur. Il est défini à partir du réflectogramme
relatif et de la section en tête de pieu S0 par la
relation :
Frédéric BOURDET, 2009
Service matériel GINGER CEBTP
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du carotteur sonique SC-XT2000
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