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AGENCE DE TOULOUSE : carottage d’une dalle béton avec successivement le carrelage, le mortier puis le béton et enfin la couche de forme composée de granulats 0/20.
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Une société du Groupe N°5 - Janvier 2012
Laboratoire noir
GÉOTECHNIQUE
L'évaluation du risque sismiqueLe risque sismique est fonction du type d’ouvrage étudié, de la zone géographique où il se trouve et du type de sol sur lequel il repose. Dans le cadre de la nouvelle règlementation européenne « EUROCODE 8 » en vigueur depuis Mai 2011, GINGER CEBTP est amené à intervenir sur les bâtiments publics, afin de redéfinir les conditions de sols au regard de l’action sismique.
GINGER CEBTP vous présente ses meilleurs vœux pour l’année 2012
Ce mois-ci
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Zoom sur : Le plan de modernisation des installations industrielles
Géotechnique : L'évaluation du risque sismique
Innovation : Inspection d'ouvrage : une nouvelle génération de caméras
Ingénierie Routière : Campagne de recherche d'amiante et de HAP
Essais et contrôle : Laboratoire Microstructure : Focus sur le Microscope électronique à balayage

 

En effet, l’influence des conditions locales de site sur l’action sismique fait l’objet d’un nouveau classement des sols (classes A/B/C/D/E/S1/S2), dont le paramètre le plus accessible est la vitesse moyenne des ondes de cisaillement sur les 30 premiers mètres (Vs30).

 

Le rôle du Pôle Géophysique de GINGER CEBTP est alors d’évaluer ces vitesses sismiques. C’est ce que permet l’essai de type Crosshole, littéralement « entre forages ». La dénomination anglo-saxonne de cet essai vient du fait qu’il n’existe pas de normalisation Française. L’essai est donc issu du standard américain « Standard Test Methods for Crosshole Seismic Testing », connu sous la référence ASTM D4428.

 

Cet essai consiste à mesurer la vitesse de propagation d’une onde sismique entre deux forages espacés de quelques mètres. Après avoir généré un front d’ondes sismiques (ondes S et ondes P) au droit de l’un des forages, on mesure le temps d’arrivée de ce front d’ondes au droit du deuxième.

 

 

Connaissant précisément la position de l’émetteur (ou source sismique) et du récepteur (géophone), donc de la distance séparant l’un de l’autre, on en déduit la vitesse de propagation des deux types d’ondes sismiques. Les ondes de compression et de cisaillement sont identifiables par leur fréquence, leur amplitude et leur chronologie d’arrivée.

 

 

L’opération sera répétée du haut du forage jusqu’à sa base afin de caractériser l’ensemble des couches d’assises (Les mesures sont en général effectuées tous les mètres sur la longueur totale du forage).

 

La chaine d’acquisition comprend :

  • Une source sismique (sonde émettrice), permettant de générer un front d’ondes de type S (ondes de cisaillement) et de type P (ondes de compression).
  • Une sonde réceptrice constituée de trois accéléromètres : un vertical sensible au front d’onde P et deux horizontaux (à 90° l’un de l’autre).
  • Un système d’acquisition numérique permettant d’enregistrer le signal reçu au droit de chaque accéléromètre avec une fréquence d’échantillonnage minimale de 20 KHz.

 

Les vitesses sismiques Vs obtenues permettent donc de définir la classe du sol vis-à-vis de l’action sismique. Par ailleurs, l’intérêt de cet essai est aussi d’établir des modules dynamiques des couches du sol (calculés à partir de Vs et Vp) et ainsi de pouvoir évaluer l’interaction sol-structure sous sollicitation sismique.