




En effet, l’influence des conditions locales de site sur l’action sismique fait l’objet d’un nouveau classement des sols (classes A/B/C/D/E/S1/S2), dont le paramètre le plus accessible est la vitesse moyenne des ondes de cisaillement sur les 30 premiers mètres (Vs30).
Le rôle du Pôle Géophysique de GINGER CEBTP est alors d’évaluer ces vitesses sismiques. C’est ce que permet l’essai de type Crosshole, littéralement « entre forages ». La dénomination anglo-saxonne de cet essai vient du fait qu’il n’existe pas de normalisation Française. L’essai est donc issu du standard américain « Standard Test Methods for Crosshole Seismic Testing », connu sous la référence ASTM D4428.
Cet essai consiste à mesurer la vitesse de propagation d’une onde sismique entre deux forages espacés de quelques mètres. Après avoir généré un front d’ondes sismiques (ondes S et ondes P) au droit de l’un des forages, on mesure le temps d’arrivée de ce front d’ondes au droit du deuxième.

Connaissant précisément la position de l’émetteur (ou source sismique) et du récepteur (géophone), donc de la distance séparant l’un de l’autre, on en déduit la vitesse de propagation des deux types d’ondes sismiques. Les ondes de compression et de cisaillement sont identifiables par leur fréquence, leur amplitude et leur chronologie d’arrivée.

L’opération sera répétée du haut du forage jusqu’à sa base afin de caractériser l’ensemble des couches d’assises (Les mesures sont en général effectuées tous les mètres sur la longueur totale du forage).
La chaine d’acquisition comprend :
Les vitesses sismiques Vs obtenues permettent donc de définir la classe du sol vis-à-vis de l’action sismique. Par ailleurs, l’intérêt de cet essai est aussi d’établir des modules dynamiques des couches du sol (calculés à partir de Vs et Vp) et ainsi de pouvoir évaluer l’interaction sol-structure sous sollicitation sismique.