



Ginger CEBTP a fait l’acquisition de plusieurs machines afin de constituer le laboratoire noir. Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Nous avons maintenant reçu toutes les machines et elles sont installées. Nous sommes dans une phase de tests et de validation des machines. Nous reproduisons des essais déjà réalisés par d’autres laboratoires afin de retrouver des résultats similaires.
Nous avons pour objectif d’être opérationnels avant décembre.
Nous devons être certains de ce que l’on fait et de ce que l’on mesure.
Quelles sont les personnes qui sont habilitées à utiliser ces machines ?
Nous avons eu 15 jours de formation avec le fabricant et le fournisseur sur l’utilisation des machines. Nous devons avoir une 2ème cession de formation dès que nous aurons mis en pratique la première cession et effectué quelques essais.
Il y a actuellement 2 personnes en formation, un technicien et un ingénieur. Ils seront habilités à se servir de toutes les machines. Ils découvrent les nouveaux équipements et leur première mission est de les faire fonctionner correctement. Ils ont pu aussi assister à des essais similaires dans un autre laboratoire.
Ces machines sont à la pointe de ce qui se fait techniquement. Nous avons nommé un utilisateur référent : le technicien. Une fois le marché amorcé, nous dupliquerons ces formations par son intermédiaire auprès d’autres techniciens.
Combien de machines constituent ce laboratoire noir ?
Il y a 7 machines. Et chacune d’elle a une fonction bien précise qui correspond à des normes d’essais différentes servant à qualifier les matériaux bitumineux rentrant dans la construction des chaussées.
Voici les différentes fonctions de ces machines :

Quelles sont les actions prévues pour officialiser le lancement de ce laboratoire noir ?
A l’occasion du Comité Technique Route GINGER CEBTP se tiendra début novembre à Aix en Provence, nous diffuserons toutes les informations techniques et commerciales à l’ensemble des collaborateurs travaillant dans le domaine des chaussées. Ainsi, Ginger CEBTP sera capable de vendre cet outil dans différentes régions.
J’ai préparé une plaquette à cet effet, et nous la diffuserons en interne prochainement.
Une inauguration officielle est prévue mi-janvier et nous inviterons à cette occasion nos clients.
Quels sont ses domaines d’application ?
Il y a plusieurs domaines d’applications. Notre position de bureau d’étude ingénierie autour du métier de la construction au sens large et de la route pour être précis, nous permet d’intervenir lors des différentes étapes des constructions des chaussées.
En amont de la réalisation des chantiers, nous pouvons faire des études de formulation ; nous intervenons également pour du suivi et du contrôle de chantiers en cours de réalisation, mais aussi à posteriori pour ce que nous appelons le diagnostic, la gestion de patrimoine ou bien l’expertise. Dans ces derniers cas, les mesures permettront d’affiner la capacité des chaussées à tenir sous le trafic poids lourds, et ainsi que leur durabilité.
Enfin, un dernier aspect qui peut être transversal : il s’agit d’étudier les possibilités de recyclage des matériaux issus des chaussées dans de nouveaux matériaux bitumineux. Avec nos clients Maîtres d’Ouvrage nous cherchons à optimiser et à recycler les matériaux issus des chantiers pour pouvoir les valoriser sur place. Ce laboratoire nous permettra d’avancer dans ce sens.
Quel est le temps moyen de réalisation d’une analyse ?
L’ordre de grandeur pour une étude varie de 15 jours à plus d’1 mois.
Certains essais, notamment l’essai de fatigue, sont longs. En effet le nombre de cycles est important pour reproduire ce qui peut se passer sur une chaussée. On parle d’au moins 1 million de sollicitations mécaniques pour que cela se corrèle bien avec les applications de charges répétées sur une chaussée à fort trafic de Poids Lourds.
Parmi les machines qui composent ce laboratoire, quelle est celle qui opère le plus rapidement ?
C’est le malaxeur. Il s’agit de faire le mélange des matériaux entre les granulats issus des carrières et les bitumes principalement, le tout préchauffé aux alentours de 160°C, comme dans une centrale de fabrication pour les chantiers mais en plus petite quantité. En dehors de la mise à température des matériaux, cet essai se réalise sur une heure de temps.
Nous avons ensuite l’essai PCG (Presse à Cisaillement Giratoire), il est réalisé tout de suite après le malaxage et correspond à quelques heures de travail.
Pour l’essai Duriez, la confection se fait là aussi juste après le malaxage. Puis, il y a ensuite un temps de murissement de 7 jours des éprouvettes dans des conditions normalisées, dans l’air et dans l’eau à 18°C avant la mesure de la résistance en compression.
L’essai d’orniérage qui quant à lui réalisé en 1 à 3 jours selon le nombre de cycles appliqué sur des épreuves confectionnées auparavant.